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  • Coureurs de rêves  ( 1 items )

    Après une (trop) longue période de vie sédentaire (construction à partir de rien d’une ferme d’élevage bovin et mulassier, 2 enfants à mettre en route et à élever, remise en fonctionnement de l’association des Cavaliers Au Long Cours, réécriture et réédition du livre «Techniques du voyage à cheval»,  transmission de techniques d’utilisation de chevaux et mules de bât pour la randonnée et l’agriculture), me voilà à nouveau sur un gros projet.

    À cheval, pardi ! Je ne m’en lasse pas !

    Au printemps 2019, je vais en Californie du Sud constituer une équipe de mules pour un parcours à travers les États-Unis et le Canada de 2 ans et quelque 16 000 km. J’aime bien les voyages « engagés ». Cela intensifie le chemin de vie.

    Je pense que ces deux pays que je connais un peu peuvent répondre à un besoin de bain de nature dans des conditions normales de douanes, d’alimentation, de conditions sanitaires, de sécurité, d’environnement cavalier​, de cartographie.

    Il est prévu deux périodes de parcours paisible, pour une immersion dans les paysages souvent prenants de l’Ouest Américain et Canadien, au contact d’une faune préservée (la chasse est un lobby qui brasse beaucoup d’argent, la ressource est préservée et le braconnage particulièrement réprimé), dans des conditions météo parfois sans concession, auprès des agriculteurs et éleveurs de bétail, dans l’arrière-pays.

    Entre ces deux périodes, je souhaite une période plus sportive, avec un kilométrage quotidien plus important, à la turkmène.

    Si je suis seul, j’aurai 3 mules de selle, dont deux seront bâtées (peu de charge sur chacune, donc risque de plaies de harnachement plus faible et, si nécessaire, une grosse autonomie alimentaire). Si je suis avec une équipière, qui est encore à découvrir, nous aurons 4 animaux en tout dont au moins 3 mules. Au delà d’être amoureux des chevaux, j’aime bien les mules. Pour « faire le kéké » au salon Cheval Passion à Avignon, c’est pas l’animal adéquat. Pour du travail dans des conditions difficiles d’alimentation et de terrain, ça me va bien. La tradition muletière est très forte aux USA : la mule y est « une industrie » et tout ce qu’il s’y fait avec les chevaux s’y fait avec les mules, y compris le dressage classique et les obstacles et les courses d’hippodrome. La probabilité d’y trouver des animaux répondant aux exigences de ce projet est réelle.

    A priori, les animaux voyageront pieds nus, avec sandales en solution de secours.

    L’itinéraire global prévoit une remontée des Rocheuses Centrales Américaines depuis Los Angeles jusqu’au Yellowstone, puis une traversée des grandes plaines jusque vers les Grands Lacs. Il est trop de paysages grandioses et de lieux mythiques dans ce pays pour s’en priver !

    Ensuite, nous passerons au Canada et là, si les humains sont compétents et si l’équipe animale donne son accord, je souhaite y effectuer un retour rapide vers le Pacifique. Ce sera l’hiver dans les plaines puis le printemps dans les Rocheuses Canadiennes. Le froid favorise l’effort de longue durée, la mécanique animale a moins tendance à chauffer. Nous laisserons tout le matériel de rando-confort pour avoir l’animal suiveur « tout nu et tout bronzé », ne gardant sur la selle à monter que le minimum vital - et le maté, pardi !

    Ainsi, les animaux sont montés, donc produisent un effort significatif, un jour sur deux. L’expérience a montré que l’on pouvait alors augmenter sans trop « leur tirer dessus » la distance quotidienne. Bien sur, il faut un (des) cavalier(s) un peu rustique(s) et un peu déterminé(s). À voir si je tiendrai le coup !

    Un parcours “nature” peut s’effectuer à l’herbe uniquement, surtout avec des mules. Dans un effort sportif, mule ou pas, il faut alimenter, si possible à volonté. La recherche de foin et de grain devient un impératif. Ce sera le moment de rentrer quotidiennement en contact avec les agriculteurs pour s’approvisionner.

    La formule à la turkmène devrait nous permettre d’avoir l’élasticité kilométrique nécessaire à la recherche des fermes laitières ou des ranchs. La relation humaine et le bain culturel vont s’enrichir.

    Une fois à Vancouver, nous récupérerons le matériel de bâtage et reprendrons le cours de notre voyage paisible dans les Rocheuses de type alpin au Canada et puis vers le Sud jusqu’au Pays Navajo plus désertique ou la Californie du sud. Le deuxième hiver devrait être moins sévère.

    Pourquoi ce voyage ?

    • Pour passer du temps encore et encore avec des animaux que j’aime bien et qui sont le fil directeur de ma vie.
    • Pour vivre plus encore au contact de la nature, de son silence, de ses exigences et de ses merveilles ;
    • Pour aller à la rencontre des ruraux ordinaires, ceux qui se lèvent le matin, travaillent, élèvent leurs enfants et ne font pas de bruit ;
    • Pour revenir avec plus d’expérience transmissible et utile aux cavaliers voyageurs dont je fais partie ;
    • Pour être heureux, pour vivre, tout simplement.

     Photo Elsa Gautherot

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